Mongolie intérieure et le désert du Badain Jaran (Chine)

mars 2012

Le désert de Badain Jaran est un désert de Chine qui s'étend sur les provinces du Gansu, de Ningxia et de Mongolie intérieure et couvre une surface de 49 000 kilomètres carrés. Le désert détient des dunes en étoile, parmi les plus hautes du monde, s'élevant jusqu'à 500 mètres. Ces dunes se maintiennent dans cette région ventée grâce à la présence de sources souterraines, alimentées par des eaux de fonte qui parcourent des centaines de kilomètres à travers des failles rocheuses. Entre ces dunes, il existe une centaine de lacs, qui sont à l'origine du nom en mongol, le désert des "lacs mystérieux".

Pékin

Après un très long vol nous arrivons, à l'aube, à Pékin.

Afin de gérer au mieux notre décalage horaire, qui est de 6 heures, nous décidons de ne pas aller dormir et de prendre un premier petit déjeuner, dans une gargote proche de notre hôtel, avant de nos aventurer dans la ville.

Les premières saveurs du voyage

Heureusement pour notre groupe, Francine, une participante qui a vécu deux ans en Chine, parle parfaitement le chinois, ce qui facilitera grandement notre voyage et cette première journée libre à Pékin.

Notre hôtel se situe à quelques centaines de mètres de l'entrée du parc qui abrite le célèbre temple du ciel.

Le Temple du Ciel  est situé dans la ville chinoise, un quartier historique du sud de Pékin, dans le district de Xuanwu. Dans l'ancienne Chine , l'empereur était considéré comme le « fils du Ciel », qui préservait le bon ordre sur terre en faisant le lien avec l'autorité céleste. Afin de montrer son respect au Ciel, les cérémonies de sacrifice étaient très importantes.Le Temple du Ciel a été inscrit par l'UNESCO à la liste du patrimoine mondial en 1998.

Il s'agit en réalité d'un important complexe au cœur de la ville, de 1,5 km du nord au sud et de 1 (minimum) à 1,7 km (maximum) d'est en ouest. Il est délimité par deux murs au nord et un seul au sud. Il contient de nombreux temples dont :

  • La Salle des prières pour la récolte, pavillon en forme de rotonde au nord du complexe

  • La Demeure du seigneur du Ciel, pavillon en forme de rotonde construit sur un tertre de marbre ; on y remisait les autels lorsqu'ils n'étaient pas utilisés.

  • La Salle de l'abstinence, palais situé dans la partie ouest du complexe.

  • L'Autel du Ciel (Yuan Qiu Tan 圜丘壇), espace ressemblant à la terrasse de la Salle des prières pour la récolte, mais sans bâtiment en rotonde. Il est situé sur le même axe que la salle mais au sud du complexe.

L'architecture des différents bâtiments orientés nord/sud reprend la thématique du ciel et de la terre :

  • enceintes carrées avec des tuiles de couleur verte qui symbolisent la terre

  • bâtiments ronds avec des tuiles de couleur bleue qui symbolisent le ciel.

Initialement appelé Monument du Ciel et de la Terre, il a été construit de 1406 à 1420 pendant le règne de l'Empereur Yongle, qui était aussi responsable de la construction de la Cité Interdite. Le temple fut agrandi et renommé Temple du Ciel pendant le règne de l'Empereur Jiajing au seizième siècle. Le Temple du Ciel a été rénové au dix-huitième siècle sous l'Empereur Qianlong. Début 2005, une rénovation d'un montant de 47 millions de yuan (à peu près 4 318 000 €) du monument a été entreprise en vue des Jeux Olympiques de 2008 à Pékin.

Une longue promenade dans le parc va nous permettre de découvrir plusieurs activités dominicales des pékinois.

Le qi gong, chi gong ou chi kung  est une gymnastique traditionnelle chinoise et une science de la respiration, fondée sur la connaissance et la maîtrise de l'énergie vitale, et associant mouvements lents, exercices respiratoires et concentration. Le terme signifie littéralement « exercice (gong) relatif au qi», ou « maîtrise de l'énergie vitale ».

Le tai-chi-chuan ou tai chi ou taiji quan est un art martial chinois d'inspiration taoïste. Souvent réduit en Occident à une sorte de gymnastique, il est apprécié des personnes âgées pour son effet bénéfique sur le corps et la santé ainsi que des personnes s'intéressant aux arts martiaux.

  • les mouvements ont à la fois une application martiale (esquives, parades, frappes, saisies…) et énergétique;
  • ils auraient été créés et développés par des moines médecins ou guerriers taoïstes;

Les sinogrammes du tai-chi-chuan sont composés des éléments taiji, « faîte suprême », et quan, « poing, main nue, boxe » et traduits littéralement par « boxe du faîte suprême », ou « boxe avec l'ombre », car l'observateur a l'impression que le pratiquant lutte contre une ombre. Une autre traduction courante est « la boxe de l'éternelle jeunesse », le faîte suprême pouvant être traduit moins littéralement par immortalité »; but suprême de l'alchimie taoïste.

Le tai-chi-chuan se pratique à mains nues mais est associé à des arts utilisant aussi des armes (éventail, épée, bâton).

La danse est partout présente dans les squares et parc chinois. Nous pourrons le constater en traversant par la suite plusieurs villes lors de notre liaison vers le Badain Jaran.

La calligraphie** encore bien d'autres jeux, inhabituels pour nous, font partie de la vie quotidienne et occupent une place importante dans la culture chinoise.

La visite d'un marché matinal nous donnera aussi un large aperçu sur les différents ingrédients de la cuisine chinoise.

Hutong et Siheyuan

Le reste de la journée nous flânerons librement à travers les "Hutong" (petites ruelles) bordées de "siheyuan" (maisons traditionnelles chinoises) à la découverte des quartiers populaires, de leurs habitants et de leurs petits commerces.

Siheyuan est le nom donné aux maisons traditionnelles chinoises. Elles s'organisent toutes selon un même plan : un jardin au centre duquel on plante traditionnellement un jujubier et entouré de "pièces". Le tout est parfaitement isolé des rues avoisinantes puisqu'en effet, aucune fenêtre, ne donne sur l'extérieur. De plus, l'entrée est aménagée de sorte que le regard du visiteur ne puisse directement atteindre le cœur du siheyuan.

La place Tian'anmen

Nous terminerons cette journée de trekking urbain, sur la place Tian'anmen. La place Tian'anmen est située au centre de Pékin. Elle s’appelle ainsi car elle se trouve immédiatement au sud de la Porte de La Paix Céleste qui commandait l’entrée sud de la cité impériale.

Troisième plus grande place du monde, elle doit notamment sa célébrité aux nombreux évènements qui s'y sont déroulés dans l'histoire chinoise. En dehors de Chine, la place est surtout connue pour avoir été le centre des manifestations de la place Tian'anmen en 1989 demandant des réformes politiques et démocratiques et dénonçant la corruption.

Les restaurants des rues

Mais avant d’aller nous coucher, nous ne pourrons résister à l’appel des petits restaurants qui proposent aux visiteurs étrangers une gastronomie de rue pour le moins déroutante pour nos standards occidentaux.

Scorpions, sauterelles, larves, serpents, tarentules, étoiles et concombres de mer, pénis de moutons et bien d'autres choses encore sont au menu ce soir.

Liaison en train Pékin / Zhangye

Tôt dans la matinée, un taxi nous transfère à la gare de Pékin Ouest pour prendre le train à destination de Zhangye.

Un trajet de 19 heures à travers la Chine, en direction de l'ouest, nous attend.

Deux compartiments de première classe -selon les catégories locales- avec de confortables couchettes « molles » nous attendent. Il ne nous reste plus qu’à servir le thé et à étudier les cartes et les guides en attendant le départ.

Certaines couchettes "dures" - de deuxième classe- sont déjà occupées par les autochtones habitués à ces longs trajets en train.

Chacun s'occupe et Lionel rêve déjà aux chameaux de Bactriane qui nous attendent, dans quelques heures, dans le désert.

La bière chinoise et le wagon restaurant amélioreront sérieusement le programme des activités initialement prévues.

Bientôt la nuit.

Zhanghye

Il fait encore nuit quand nous arrivons, après ces 19 heures de train, à la gare de Zhanghye.

Zhangye est une ville de la province du Gansu en Chine. Elle a reçu le nom de "ville d'or" sur la route de la soie car elle est située au centre du corridor du Hexi, qui était jadis la seule voie reliant le centre de l'Empire à ses territoires de l'ouest. Zhangye est également une cité riche en trésors. On y trouve de magnifiques monastères bouddhistes vieux de plusieurs siècles, de très anciennes constructions traditionnelles ainsi que des paysages surprenants.

La route de la soie

La route de la soie désigne un réseau ancien de routes commerciales entre l'Asie et l'Europe : il relie la ville de Chang'an (actuelle Xi'an) en Chine à la ville d'Antioche, en Syrie médiévale (aujourd'hui en Turquie). Les plus anciennes traces connues de la route de la soie remontent au milieu du premier millénaire avant J.C. Au XV^^è siècle, la route de la soie est progressivement abandonnée après près de 2000 ans d'existence.

La route tire son nom de la plus précieuse marchandise qui y transitait: la soie, dont les Chinois furent pendant longtemps les seuls à détenir le secret de sa fabrication. Cette dénomination, forgée au XIX^^è siècle, est due au géographe allemand Ferdinand von Richthofen.

Après quelques heures de sommeil dans un hôtel très confortable, un excellent petit déjeuner et une bonne douche, nous quittons immédiatement Zhangye pour une liaison en voiture,de quelques heures, afin de rejoindre Alxa Youqi, une petite ville de Mongolie intérieure chinoise, qui marque l’entrée du désert du Badain Jaran.

Nous sommes maintenant accompagné par Alim, notre guide Ouighour, qui va nous accompagner pendant notre trekking.

Les Ouïghours sont un peuple turcophone et musulman sunnite habitant la région autonome ouïghoure du Xinjiang (ancien Turkestan oriental) en Chine, et Asie centrale. Ils représentent une des cinquante-six nationalités reconnues officiellement par la république populaire de Chine). Ils sont apparentés aux Ouzbeks. Leur langue est le ouïghour.

La famille d'Alim est originaire de la ville de Kasghar qui est une autre ville mythique de la route de la soie qui se situe à l'ouest du désert du Taklamakan au pied des montagnes du Tian Shan. L'oasis de Kachgar se trouve au point de rencontre des routes nord et sud qui contournent le désert de Taklamakan. La route du Karakoroum qui emprunte le col de Khunjerab relie Kachgar à la ville d'Islamabad au Pakistan.

Alxa Youqi

Nous ne resterons que quelques heures dans cette ville de Mongolie intérieure , juste le temps pour notre guide de préparer la logistique du trekking et pour nous de visiter le marché et ses abords immédiats où une population de retraités s'adonne joyeusement aux jeux traditionnels chinois.

Nous terminons notre brève visite de la ville à la pâtisserie pour y acheter de succulents biscuits qui seront les bienvenus dans quelques jours dans le désert.

Premier jour de trekking

Nous quittons Alxa Youqi très tôt le matin pour une brève liaison en 4X4.

Notre caravane et nos accompagnateurs nous attendent à l'entrée du parc naturel du Badain Jaran,et c'est avec une certaine émotion que nous voyons arriver les célèbres  chameaux de Bactriane, symbole encore très vivant de la mythique route de la soie.

Lionel ne tarde pas à entreprendre le tournage du film qu'il se propose de réaliser pendant ce trek. Il s'est doté d'un boitier étanche pour sa caméra, car rien de technologique ne résiste au sable fin du désert.

Yves et Dorothée préfèrent prendre doucement contact avec leur nouvel environnement.

L'équipe qui nous accompagnera pendant ces 7 jours de trekking est simplement constituée par un couple et de leur cousin. Notre accompagnatrice est mongole et manifestement s'y connaît en matière d'harnachement des chameaux. Nous serons impressionné par les qualités physiques et les nombreuses compétences de cette femme, excellente cuisinière aussi, dans ce milieu relativement hostile.

La répartition du matériel  sur le dos des chameaux prendra tous les matins beaucoup de temps, car il est important de veiller au bien être et à la santé des bêtes qui constituent encore à l'heure actuelle, un patrimoine important pour les semi-nomades.

Il est donc essentiel que les charges soient bien équilibrées pour le confort des chameaux.

Cette fois, c'est bien parti pour 7 jours de marche !

Nos premiers pas dans le Badain Jaran se font dans une steppe herbeuse et sablonneuse.

Tandis qu'à l'horizon se profilent déjà des dunes plus imposantes vers lesquelles nous nous dirigeons.

Dans ce sable mou les bâtons de marche vont très vite s'avérer très utiles.

Premier soucis de chaussure pour Lionel. Sur ce genre de terrain, la qualité du matériel est primordial.

A la mi-étape nous prendrons, chaque jour, juste un peu de temps pour manger un pique-nique sommaire, car le déchargement des chameaux serait trop fastidieux pour la petite équipe des chameliers.

Après environ 6 heures de marche nous nous posons, pour notre premier campement, dans une zone couverte de petits buissons qui serviront de fourrage aux chameaux.

Pour ce premier bivouac à la belle étoile, Francine et Dorothée ont choisi de monter une tente, au cas où la nuit deviendrait trop fraîche.

Malgré nos excellents sacs de couchage, les épaisses couvertures, fournies par notre réceptif, amélioreront sensiblement le confort de nos nuits sous les étoiles.

Deuxième jour de trekking

Chaque matin il faut bien veiller à remplir les gourdes, à ne pas oublier d'y ajouter le "Micropur" et aussi de prendre quelques barres énergétiques pour les éventuelles fringales.

Le temps nécessaire au rempaquetage du matériel, nous laissera chaque matin un moment confortable, de rencontre avec soi, avant de nous mettre en marche.

Le chameau de Bactriane

Le chameau de Bactriane ou chameau bactrien ou chameau domestique (Camelus bactrianus) est une espèce native des steppes de l'Asie centrale.

Les chameaux domestiques se répartissent en Asie depuis la Turquie jusqu'en Mongolie et Chine. Les chameaux sauvages vivent dans le désert de Gobi situé en Mongolie et en Chine. Très proche du dromadaire à tel point qu'il peut s'hybrider avec lui et former un « turkoman ».

Ce qui le distingue facilement du dromadaire, c'est la présence de deux bosses de graisse au lieu d'une seule. Ils sont de couleur sable à brun foncé. Leur cou et leurs pattes sont longues. Il mesure environ 2 m à la bosse, il peut peser jusqu'à 725 kg. Et son espérance de vie est d'environ 50 ans. Un individu portant de charges arrive à se déplacer entre 4 et 7 km/h, et parcourir 40-50 km par jour pendant des jours voire des semaines.

Il se nourrit d'herbes, de feuilles et de graines. Il peut ingurgiter 120 litres d'eau en un quart d'heure puis résister au froid ou à la chaleur et ne plus boire pendant 8 jours. La gestation dure 12 à 14 mois et la femelle ne met au monde qu'un seul chamelon.

La population de 1,4 million de chameaux de Bactriane est presque entièrement domestiquée, mais en octobre 2002, les 950 individus encore à l'état sauvage au nord ouest de la Chine et en Mongolie ont été placés sur la liste des espèces en danger critique d'extinction.

Prêt à partir la gourde et les bâtons à portée de main le sac rempli avec le nécessaire pour la journée.

Comme chaque matin, l'échauffement se fait très rapidement car nous devons quitter la cuvette à l'abri de laquelle s'est installé le campement la veille.

Une succession de passages de cols, dans un sable très fin et mou, sera notre lot quotidien durant les 7 jours de marche.

Notre accompagnatrice mongole parfaitement à l'aise dans ce milieu, ne perdra jamais une once de son charme féminin, tout au long de la randonnée, malgré la rusticité de l'environnement.

A l'occasion de cette halte nous découvrons un premier lac niché au creux des dunes. Ces retenues d'eau sont créées par des sources souterraines, alimentées par des eaux de fonte qui parcourent des centaines de kilomètres à travers des failles rocheuses. Ces curieux lacs sont à l'origine du nom en mongol, le désert des "lacs mystérieux".

La forte évaporation explique les dépôts de sels minéraux sur les bords du lac. La baignade, tant fantasmée, sera donc pour une autre fois.

C'est toujours un grand plaisir de descendre a grandes enjambées faciles un col qui a nécessité tant d'efforts pour être franchi.

Mais ce moment ludique ne sera forcément que de quelques instants car la remontée vers un autre col ne se fera jamais attendre longtemps. 

Au sommet d'un col de nouveaux lacs apparaissent. C'est l'occasion de faire une courte pose pour le lunch.

Nous ne nous lasserons jamais au fil de la randonnée d'admirer la puissance et la parfaite adaptation au milieu désertique de ces magnifiques animaux.

L'ombre des marcheurs commence à s'allonger, annonçant la fin prochaine et espérée de la longue étape

Nul doute, l'effort réel et bien imprimé dans la chemise.

C'est un peu dur mais manifestement tout le monde est content d'être là !

Nous ne sommes pas mécontents d'enfin apercevoir notre  campement après cette étape, physiquement, très soutenue.

L'amélioration de la technique du bivouac est flagrante après seulement deux jours de marche.

Troisième jour de trekking

On dirait que tout comme les randonneurs, que les chameaux se sont organisés pour passer la nuit au chaud.

Ce matin, Alim organise les rations pour la journée. Lionel, lui, tente toujours, à force de créativité et d'astuce, de trouver la bonne solution technique pour ses chaussures qui ont une fâcheuse tendance à se gorger trop rapidement de ce sable si fin du Badain Jaran.

Le rituel immuable du rangement du matériel et des derniers réglages vestimentaires terminé...

...et c'est parti pour le troisième jour de marche.

La lumière du soleil joue avec les petits nuages et projette de belles ombres sur les dunes imposantes.

La contemplation des lacs est parfois un bon prétexte pour se refaire une santé avant d'attaquer le col suivant dont nous pouvons évaluer la difficulté en observant les crêtes des dunes qui encerclent cette cuvette.

Les chameliers ménagent les bêtes lourdement chargées et font des poses répétées lorsque la pente devient importantes.

Les marcheurs s'affalent à l'arrivéede et pourtant l'étape ne sera considérée terminée que lorsque le stretching musculaire serait fait. Ce rituel prophylactique est essentiel pour éviter les courbatures musculaires.

Quatrième jour de trekking

Départ tout en souplesse, car le quatrième jour de trek est, en principe, celui où les courbatures commencent à diminuer.

L'évaporation importante se constate encore sur le dos des chemises et le ravitaillement en eau lors de la pose est le bienvenu.

La fin de l'étape est annoncée, par nos accompagnateurs, à l'autre bout de ce lac qui semble si proche et pourtant qui est à encore deux heures de marche au moins.

Effet de la perspective, au sommet de cette dune, nous avons la surprise de découvrir un deuxième lac que nous n'avions pas vu lors de la pose précédente.

A cette hauteur, la plage semble accueillante, ce qui s'avèrera nettement moins vrai une fois arrivés sur les rives du lac.

Noyé dans cet océan de dunes, nous apercevons un petit temple, dressé dans cet environnement paisible, qui annonce la fin toute proche de cette étape particulièrement chaude.

Ce petit temple, qui est parmi les mieux conservés des Temple Tibétain Bouddhiste construits au XVIII ème siècle. Celui-ci fut érigé en 1775.

Les offrandes sont nombreuses sur ce monument : cailloux, billets de banque, bouts de bois, cornes d'animaux et bien évidemment les drapeaux de prières. Les cinq couleurs des drapeaux de prière tibétains représentent les cinq directions (nord, sud, est, ouest et centre) mais aussi les cinq bouddhas de méditation et les cinq sagesses que sont la compassion, l'harmonie, la sagesse de la vue, la bonté et la sagesse parfaite.

Un stūpa est une structure architecturale bouddhiste et jaïna que l'on trouve dans le sous-continent indien, dont il est originaire, mais aussi dans le reste de l'Asie où il a suivi l'expansion du bouddhisme. C'est à la fois une représentation aniconique -- l'aniconisme est l'absence de représentations matérielles du monde naturel et surnaturel dans différentes cultures -- du Bouddha et un monument commémorant sa mort.

 
L'entrée du temple est agrémentée de jolies fresques dont celles "Des quatre amis harmonieux".

L'histoire des quatre frères harmonieux

Il y a bien longtemps de cela, dans la jungle aux alentours de Varanasi, vivaient dans l’amitié et l’harmonie, un faisan, un lapin, un singe et un éléphant. Ces quatre frères se disaient que si, de leur côté, leur esprit était en parfait accord, c’était grand dommage que dans le monde les jeunes aient si peu de respect pour les plus anciens ; et ils décidèrent de se témoigner mutuellement du respect selon la tradition du Dharma. Ayant pris cette résolution, les quatre frères entreprirent de faire des offrandes et de rendre hommage. Les plus jeunes voulurent montrer leur respect pour les plus âgés en les transportant sur leur dos. Le faisan, le singe, le lapin et l’éléphant grimpèrent donc sur le dos les uns des autres et ils purent ainsi toucher la première grosse branche du banyan. Le faisan enseigna à ses compagnons comment se conformer aux points de l’éthique qui ont trait au respect de la vie, au respect de ce qui n’a pas été donné, aux paroles mensongères, à la conduite sexuelle incorrecte et à la consommation de produits enivrants. Puis chacun des animaux guida les autres animaux de son espèce sur la voie de la moralité. Le bonheur et le bien-être s’en trouva grandement accru partout dans le monde. A cette même époque, le roi, ses ministres et toute la population s’imaginaient non sans quelque vanité que si les choses allaient si bien c’était le résultat de leurs propres mérites. Voulant cependant vérifier qui était à l’origine d’un âge aussi paisible, tous ensemble ils allèrent demander à un ermite qu’il veuille bien leur désigner la cause de leur bonheur. L’ermite était clairvoyant et il expliqua que la prospérité du pays n’était le fait de personne parmi tous ces gens rassemblés mais était le résultat des mérites de quatre animaux de la forêt qui respectaient les cinq préceptes de la conduite morale et entraînaient les autres animaux sur cette voie. Et il conseilla à toute la population de suivre eux aussi l’exemple de ces animaux. La plupart des personnes qui vivaient dans la région suivirent ce conseil et commencèrent à garder les cinq préceptes, ce qui eut pour résultat qu’après leur mort, ils prirent renaissance dans le royaume des dieux. Il est dit dans l’enseignement du Vinaya appelé Deulwa loung et dans le soutra appelé Do dé né kyang loung, que le faisan était une incarnation du Destructeur qualifié, Allé au-delà, le Bouddha Shakyamouni, et que les autres [animaux] étaient [celle de] ses [futurs] disciples : le lapin était Nyi gyé (Sharipoutra), le singe Pèl na kyé (Maudgalyayana) et l’éléphant Koungawa (Ananda). Il est également dit que partout où serait exposée une reproduction des quatre frères, les dix vertus croîtraient et l’esprit de tous deviendrait harmonieux. On témoignerait du respect pour les anciens et des événements propices se produiraient.
Récit original du Bouddha Shakyamouni rapporté dans le Vinayavastou (Fondement de la discipline). Traducteur inconnu.

Au centre du temple trône le Bouddha Maitreya

Maitreya « amical », « bienveillant » en sanscrit, serait le prochain Bouddha à venir lorsque le Dharma, l'enseignement du Bouddha Shakyamuni, aura disparu. La croyance en l'avènement de Maitreya est partagée par les courants theravāda et mahāyāna du bouddhisme. Maitreya règnerait actuellement au paradis, en tant que Bodhisattva où il travaillerait à dissiper ses derniers voiles à l'omniscience. Maitreya est le sujet de la Prophétie de Maitreya. Il y est dit qu'il apparaîtra à Ketumati, la Resplendissante, autre de nom de Bénarès, qu'il y naîtra dans une famille de brahmanes, alors que Shakyamuni était de la caste militaire des kshatriyas. De même, alors que Bouddha Shakyamuni était un bouddha de compassion survenu en un âge de souffrances, Maitreya, comme son nom l'indique, sera un bouddha de bienveillance, en un âge d'harmonie, afin de rehausser le bien-être du monde, et l'orienter vers l'Éveil. La Prophétie de Maitreya a fait l'objet en Chine à certaines époques d'une interprétation nettement millénariste, et inspiré la rédaction de nombreuses versions apocryphes. Elle offre un espoir à des populations qui ont le sentiment de vivre dans la période finale du dharma où l’ordre social et religieux se dégrade et les catastrophes et désastres se multiplient, et qui attendent un sauveur inaugurant une ère nouvelle. Cette croyance est responsable de la popularité de Maitreya Pour accélérer sa venue, il est conseillé de redoubler de piété et de multiplier les offrandes aux moines et les visites aux temples. Certains courants s’écartant du bouddhisme orthodoxe estiment au contraire que Maitreya a déjà atteint l’état de bouddha mais diffère sa venue, ou qu’il est déjà dans ce monde incognito. Maitreya est généralement représenté en saint homme ou en prince. Lorsqu’il est assis, ses deux pieds reposent sur le sol, ce qui peut s'interpréter de deux façons : il n'est pas encore « assis » comme bouddha, ou au contraire il se prépare à se lever et descendre sur terre. Il peut d’ailleurs avoir la tête légèrement baissée, signifiant qu’il regarde le monde. Il porte quelquefois un petit stupa dans sa coiffure. On voit souvent dans sa main droite une roue posée sur un lotus, et dans la gauche une fiole contenant le nectar du Dharma. Alice Ann Bailey, une pionnière du New Age, prétend que Maitreya est le messie attendu par toutes les religions sous des noms différents, et qu’il aurait déjà fait de nombreuses apparitions publiques et privées. Source : Wikipédia

Une offrande collective au temple s'impose pour la bonne continuation de notre randonnée.

Comme chaque soir, notre journée s'achève par un excellent repas qui sera constitué de riz ou de nouilles et de 4 ou 5 plats différents mitonnés avec talent au wok sur l'unique réchaud.

Cinquième jour de trekking

Yves et Lionel se sont un peu écartés pour tenter de trouver un espace un peu plus plat pour bivouaquer cette nuit.

Hier, les chameaux ont pu s'abreuver au puit pour la première fois depuis notre départ et notre logistique repart avec des bidons pleins d'eau fraîche mais qu'il faut néanmoins veiller à bien désinfecter le matin avant de remplir ses gourdes.

Dés la sortie du "village", la pente de la dune s'avère importante et annonce l'épreuve de la journée que sera l'ascension de "l'Everest", la plus haute dune du Badain Jaran.

Après cette première mise en jambe de la journée, nous redescendons sur les rives d'un très beau lac qui sera le point de départ de l'ascension de "l'Everest" du Badain Jaran.

Si le début monte progressivement, la suite sera beaucoup plus raide.

Bilutu, la plus haute dune du Badain Jaran souvent appelée « Everest ». Haute de plus de 500 mètres, c'est l'une des plus hautes dunes connues au Monde, dépassant de 70 m sa jumelle saharienne, également appelée « L'Everest du désert ». Notre effort est récompensé lorsque nous parvenons enfin au sommet, situé à 1 617 m d'altitude, puisque nous découvrons une vue panoramique à 360° d'un véritable océan de dunes et pas moins de 6 ou 7 lacs sont visibles autour de nous.

L'avalanche de sable, provoquée par notre descente, sera occasion de découvrir le phénomène tout a fait surprenant (et même inquiétant au début) dit de « répercussion ». Le son résonant du sable ressemble aux tonnerres et aux hurlements d'avions de combat, répercutant le son à plusieurs kilomètres à la ronde. D'où le nom de « The Kingdom of echoing-sand, le royaume de sable de répercussion ».

Le chant des dunes

Le chant des dunes est le nom donné au bruit émis par certaines dunes dans les déserts lorsque les grains de sable qui les composent entrent en résonance. Ces dunes sont nommées dunes mugissantes ou dunes musicantes.

Marco Polo mentionne dans ses écrits le phénomène, inquiétant pour certains, merveilleux pour d'autres : "les sables qui chantent parfois remplissent l'air avec les sons de toutes sortes d'instruments de musique, et aussi le bruit des tambours et du choc des armes".

Une trentaine de dunes chantantes ont été recensées dans le monde, principalement en Chine et en Amérique mais aussi dans le Sahara, toutes les dunes n'étant pas sujettes à pareil phénomène. Le chant des dunes a été récemment étudié et expliqué en partie. Le son est émis lorsqu'une avalanche (naturelle ou déclenchée artificiellement en marchant sur la dune se déclenche dans la face la plus pentue de la dune (appelée de ce fait face d'avalanche).

Une des théories tentant de décrire de manière plus complète le phénomène, notamment en essayant d'identifier le mécanisme à l'origine du son, précise que le son est émis en raison du chevauchement périodique des différentes couches de grains de sable, qui conduit à un fondamental et des harmoniques clairement définis. La fréquence fondamentale  varie entre 60 et 105 Hz  selon la taille des grains. La puissance sonore semble être de l'ordre de 110décibels à la surface de la dune.

Selon des chercheurs du CNRS, la coulée de sable fonctionne comme une membrane de haut-parleur. Les grains de sable se déplaceraient de façon parfaitement synchrone, produisant chacun les mêmes vibrations sur l'air qui seraient à l'origine du chant. Si les grains ne bougeaient pas en cadence, les dunes sonneraient faux ou seraient muettes. Reste à découvrir l'origine d'une telle synchronisation et les conditions précises qui permettent aux dunes cantatrices de donner de la voix. Composition des grains, taux d'humidité du sable sont deux pistes étudiées par les scientifiques.

D'autres théories expliquent la génération du son par un modèle type "guide d'onde" à l'aide des différentes couches de sable formées par avalanches successives, expliquant ainsi pourquoi la fréquence est relativement bien définie à l'aide des modes du guide d'onde.

Une dernière théorie enfin stipule que le son est généré par accordement entre la fréquence de sauts des grains de sable lors de l'avalanche, et la fréquence de vibration solide engendrée dans les couches internes de la dune.

Avant d'arriver au camp nous traversons une large croûte de sel qui ressemble à un champ de ruines pompéiennes miniatures.

Ce soir, autour du feu, les commentaires sur l'ascension de la plus haute du Badain Jaran sont évidemment au centre des conversations.

Sixième jour de trekking

L'ambiance est plutôt décontractée ce matin autour du feu. Serait-ce du à l'idée que la plus grosse difficulté physique du trekking est dépassée?

Nos amis chameliers ne se départissent jamais de leurs masques anti-poussières.

Noertu qui est aussi une étape importante de toute randonnée dans le Badain Jaran. C'est un lieu magique, recouvert « d'eau sainte », où l'oasis rencontre le désert. Le lac de Noertu mesure plus de 17 mètres de profondeur. Ce n'est pas par hasard si les nomades surnomment cet endroit « fairyland, le royaume des fées ».

Malheureusement, au grand dam des autochtones, un hôtel est actuellement en construction. D'ici peu l'endroit aura probablement perdu tout son charme et son sens.

Nous nous empressons de dépasser rapidement le chantier et "faisons comme si nous n'avions rien vu" pour ne pas trop rompre la magie du désert et du trek.

Au bord du lac suivant une rencontre beaucoup plus sympathique nous attend.

Dans cet élevage, les chamelons du printemps viennent à peine de naître et sont encore très maladroits et craintifs entre les pattes de leurs aînés qui les encadrent attentivement.

Pour le propriétaire des lieux, c'est aussi le moment de la tonte et de la récolte de la laine des chameaux adultes.

C'est la dernière soirée du trekking et nos accompagnateurs nous offrent quelques tournées de bière qui animent fortement la soirée.

Septième jour de trekking

Un peu de nostalgie déjà au réveil, à l'idée que le trekking se termine aujourd'hui.

La journée s'annonce poussiéreuse car un vent de sable s'est levé.

Le vent de sable ne fait qu'augmenter et la température baisse rapidement.

Pour Yves, il est grand temps de se "Chécher".

Une erreur d'itinéraire oblige certains chameaux à franchir un col très escarpé.

Lionel est fasciné par ce magnifique spectacle des chameaux guidés et rassurés par leur maîtresse dans ce passage difficile.

C'est dans un vent de sable de plus en plus frais et épais que nous terminerons notre randonnée.

L'équipe logistique est bien au rendez-vous et ne tarde pas à charger le matériel sur le toit des 4x4.

Il est temps de se dire au revoir et de poser pour la photo traditionnelle

Notre chef chamelier a encore deux jours de marche devant lui pour rentrer au bercail avec ses chameaux.

Nous déposerons son épouse et son cousin chez eux quelques heures plus tard avant de rejoindre Alxa Youqi à la tombée de la nuit, après un parcours impressionnant en 4X4 à travers de hautes dunes.

Zhangye

Le lendemain matin nous avons la grande surprise de découvrir Alxa Youqi sous la neige. Les variations climatiques dans cette région sont importantes et nous l'avons échappé belle pour le trekking même si nous étions bien équipés pour pouvoir gérer ce genre de situation.

4 heures de route seront nécessaire pour rejoindre Zanghye

Nous passerons deux jours agréables à Zanghye sans jamais nous lasser de découvrir les contrastes fort de cette ville où se côtoient l'histoire, les traditions et une modernisation ostentatoire.

Pas besoin d'autres commentaires, il suffit d'ouvrir ses sens et de se promener.

Zanghye / Pékin

Nous sommes heureux de retrouver l'agréable train-couchettes qui va nous ramener à Pékin. Cette fois c'est un voyage de 30 heures qui nous attend, car la route passe plus au nord et le train fera l'omnibus.

Nous retrouverons très vite nos bonnes habitudes pour passer agréablement le temps

Pékin / Frankfort / Bruxelles

Pour notre vol de retour de Pékin à Frankfort, nous aurons l'occasion de tester le confort du gigantesque Airbus A 380.

Le parcours de ce voyage

Jour 1-2 : Paris ou Bruxelles – Beijing (Pékin)

Envol dans la journée pour Pékin.
Accueil par notre équipe locale et transfert à l'hôtel.

Découverte libre de la ville. Repas libre
Nuit à l'hôtel.

 Jour 3 : Pékin – Zhangye – Environ 19 heures de train

Tôt dans la matinée, transfert à la gare Ouest de Pékin pour prendre la train à destination de Zhangye.
Nuit en couchette molle dans le train.

Jour 4 : Zhangye – Alxa Youqi – Environ 2 heures de trajet

Arrivée matinale à la gare de Zhangye et accueil chaleureux par notre équipe locale, puis transfert à l'hôtel pour prendre une douche et se reposer un peu. Après le petit déjeuner, derniers préparatifs et derniers achats avant de partir vers le Nord pour rejoindre la petite ville d'Alxa Youqi. En route, nous longeons l'extrémité de l'Heishan (la Montagne Noire). Nous traversons un petit canyon de roche rouge, chargé de minerai. Puis, nous sillonnons la frontière mongole avant de s'en éloigner et d'entrer dans Alxa Youqi.

Aux abords de la ville, nous apercevons les premières dunes du Badain Jaran.

Nuit à l'hôtel.

Jour 5 : Alxa Youqi – Désert du Badain Jaran – Lac Shaoban Jaren

Environ 1 heure de trajet et 7 à 8 heures de marche

Dans la matinée, court transfert pour rejoindre l'entrée du Désert du Badain Jaran. Là, les célèbre chameaux de Bactriane, qui nous ccompagnerons pendant notre trek, nous attendent. Après avoir chargé tous nos équipements, notre caravane est prête pour commencer notre périple en direction du Lac Shaoban Jaren, que nous atteignons si le temps et la météo le permettent.

Nuit sous tente.

 

Jour 6 :  Lac Shaoban Jaren – San Ge Guo Zhuang

Environ 6 heures de marche

Aujourd'hui, nous quittons le lac Shaoban Jaren pour entrer un peu plus vers le coeur de ce désert et atteindre ses célèbres dunes, parmi les plus hautes du monde. Si les premières dunes à l'entrée du désert sont relativement peu élevées, elles grandissent au fil de notre randonnée.

Nuit sous tente.

Jour 7 : San Ge Guo Zhuang -  Yiker Aobao

Environ 5 heures de marche

Au cours de ce troisième jour de randonnée, nous commençons à mieux prendre la mesure de ce décor grandiose qui nous entoure. Les paysages semblent changés au rythme du soleil et des nuages. Nous alternons entre des dunes recouvertes ou non de végétation.

Nuit sous tente.

Jour 8 : Yiker Aobao - Badanjiaren Temple

Environ 6 heures de marche

Notre caravane reprend sa route en direction du Badanjiaren Temple, et nous poursuivons notre incursion  au coeur du Désert du Badain Jaran, passant de nombreux cordons de dunes, de plus en plue hautes. Après plusieurs heures de marche, nous gravissons enfin une dernière dune avant de découvrir d'un seul coup un tout autre décor. Noyé dans cet océan de dunes, nous apercevons un lac et un petit Temple dressé dans cet environnement paisible. Nous descendons à la rencontre des nomades mongols qui peuplent ce lieu. Dans l'après midi, nous visitons ce petit temple, qui est parmi les mieux conservés des Temple Tibétain Bouddhiste construits au XVIII ème siècle. Celui-ci fut érigé en 1775.

Nuit sous tente.

Jour 9 : Badanjiaren Temple – Yindiritu – Bilutu - Yindiritu

Environ 6 heures de marche**

Aujourd'hui, la journée sera consacrée à un moment fort de notre périple puisque nous gravirons « l'Everest » du Désert du Badain Jaran. Nous quittons le Badanjiaren Temple pour partir en direction de Yindiritu, que les nomades surnomment « Holy Spring », en raison des 108 puits qui se déversent dans le lac.

De ce point nous avons en ligne de mire notre objectif, Bilutu, la plus haute dune du Badain Jaran souvent appelée « Everest ». Nous partons en direction de Bilutu pour l'ascension de cette dune haute de plus de 500 m. C'est l'une des  plus hautes dunes connues au Monde, dépassant de 70 m sa jumelle saharienne, également appelée « L'Everest du désert ». Si le début monte progressivement les cent derniers mètres sont assez raide. Notre effort est récompensé lorsque nous parvenons enfin au sommet, situé à 1 617 m d'altitude, puisque nous découvrons une vue panoramique à 360° d'un véritable océan de dunes et pas moins de 6 ou 7 lacs sont visibles autour de nous.

Nuit sous tente. 

Jour 10 :  Yindiritu -  Noertu – Wuheridawa

Environ 6 heures de marche

Nous reprenons notre marche en direction de Noertu qui est aussi une étape importante de toute randonnée dans le Badain Jaran. C'est un lieu magique, recouvert « d'eau sainte », où l'oasis rencontre le désert. Le lac de Noertu mesure plus de 17 mètres de profondeur. Ce n'est pas par
hasard si les nomades surnomment cet endroit « fairyland, le royaume des fées ». Puis, nous atteignons Wuheridawa dans l'après midi.

Nuit sous tente.

 Jour 11 :  Wuheridawa – Baoritaolegai -  Alxa Youqi

Environ 6 heures de marche et 1 heure de trajet**

Dernier jour de notre belle randonnée dans ce décor magique du Badain Jaran. Nous traversons l'une des plus grandes zones de sable dit de
« répercussion ». Le son résonant du sable ressemble aux tonnerres et aux hurlements d'avions de combat, répercutant le son à plusieurs kilomètres à la ronde. D'où le nom de « The Kingdom of echoing-sand, le royaume de sable de répercussion ».

Puis, nous retrouvons les véhicules qui nous ramènent à Alxa Youqi.

Nuit à l'hôtel.

Jour 12 :  Alxa Youqi – Zhangye

Environ 2 heures de trajet**

Matinée libre, avec repos pour nous remettre de notre randonnée ou petite ballade dans les alentours. Puis, transfert en véhicule pour Zhangye.

Nuit à l'hôtel.

Jour 13 : Zhangye

La journée est consacrée à la découverte de la petite ville de Zhangye et des alentours, avec notamment le « Giant Buddha Temple », construit
au XIème siècle et renfermant un Bouddha couché, ainsi que la « Wooden Pogoda Temple ».

Jour 14 : Zhangye – Beijing (Pékin)

Environ 19 heures de train

Dans la matinée nous visitons la « Bell and Drum Tower », avant de prendre le train en début d'après midi pour Pekin.

Nuit dans le train.

Jour 15 : Beijing (Pékin)

Arrivée en début de soirée à la gare de Pékin. Accueil par notre équipe locale et transfert à l'hôtel.

Nuit à l'hôtel.

Jour 16 : Pékin – Paris ou Bruxelles